Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a rendu public, le vendredi 13 mai 2022, son rapport annuel sur la situation des droits de l’Homme au Maroc au titre de l’année 2021, intitulé “les répercussions de la Covid-19 sur les catégories vulnérables et les voies de l’effectivité”
Présenté par la présidente du Conseil Mme Amina Bouayach, lors d’une conférence de presse à Rabat, ce rapport comprend une évaluation et une analyse de la situation des droits de l’Homme pendant la période de la pandémie au cours de l’année 2021.
Le document d’environ 300 pages s’articule autour de sept axes principaux, à savoir la situation thématique et catégorielle des droits de l’homme, l’adaptation des législations, le renforcement des compétences et des médias dans le domaine des droits de l’homme, l’observation des élections, les relations de coopération aux niveaux national et international, le suivi de la mise en œuvre des recommandations de l’IER et les nouveautés d’ordre administratif et de planification.
Le document comprend également 50 recommandations structurantes, adressées aux pouvoirs publics, et qui portent sur la pratique conventionnelle du Royaume et son interaction avec le système international des droits de l’homme, le cadre juridique et institutionnel et les politiques, programmes et pratiques publics.
Face aux différents constats relevés du rapport, le CNDH a émis une série de recommandations appelant à l’adoption d’une approche basée sur les droits humains dans la mise en œuvre du Nouveau modèle de développement, en tenant compte des objectifs de développement durable et des principes de participation, de reddition des comptes, de non-discrimination, d’autonomisation et de légitimité.
Dans le domaine de l’éducation, le rapport souligne, entre autres, la nécessité de :
- l’amélioration de la qualité de l’enseignement public ;
- la promotion de l’égalité des chances entre les sexes et entre les zones rurales et urbaines pour l’accès à l’enseignement ;
- la poursuite des efforts visant à officialiser la langue amazighe dans les écoles, les universités, les tribunaux et au sein des administrations publiques ;
- l’application par le pouvoir judiciaire des normes internationales des droits de l’homme ratifiées par le Maroc et mettre en œuvre le principe de la suprématie de ces normes sur les lois nationales conformément au préambule de la Constitution.
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