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Les neurosciences, l’intelligence artificielle et nos peurs : Un voyage de compréhension et d’acceptation

   

La peur de l’inconnu est une expérience humaine universelle. Avec les progrès rapides de l’intelligence artificielle (IA), notre compréhension et notre perception du potentiel de cette technologie – et des menaces qu’elle représente – évoluent.

Le croisement des neurosciences et de l’IA suscite à la fois de l’enthousiasme et de la crainte, alimentant notre imagination avec des récits dystopiques sur des machines sensibles ou nous donnant l’espoir d’un avenir où la cognition humaine sera améliorée et où des avancées médicales seront réalisées.

IA et neurosciences : Une relation dialectique

Le développement de l’IA et son intégration dans nos vies constituent un changement important, qui suscite des craintes légitimes. L’étrange similitude entre l’IA et la cognition humaine peut susciter la peur, en partie à cause de la tendance du cerveau humain à anthropomorphiser les entités non humaines. Ce biais cognitif, profondément ancré dans nos réseaux neuronaux, peut nous faire percevoir l’IA comme un concurrent ou une menace potentielle. En outre, les progrès récents dans le développement de l’IA ont été alimentés par des connaissances issues des neurosciences. Les algorithmes d’apprentissage automatique, en particulier les réseaux neuronaux artificiels, s’inspirent librement de la structure et du fonctionnement du cerveau humain.

Cette relation bidirectionnelle entre l’IA et les neurosciences, où les neurosciences inspirent la conception de l’IA et où l’IA, à son tour, offre des modèles informatiques pour comprendre les processus cérébraux, a suscité des craintes quant à la possibilité pour l’IA d’atteindre la conscience ou de dépasser l’intelligence humaine.

La peur de l'IA

La peur de l’IA se résume souvent à la peur de la perte – perte de contrôle, perte de la vie privée et perte de la valeur humaine. La perception de l’IA comme un être sensible échappant au contrôle de l’homme est terrifiante, une peur perpétuée par les médias populaires et la science-fiction.

En outre, les capacités d’analyse des données des systèmes d’IA, associées à leur manque de transparence, suscitent des craintes légitimes en matière de protection de la vie privée et de surveillance.

Une autre crainte est la perte de valeur humaine due au fait que l’IA surpasse l’homme dans diverses tâches. L’impact de l’IA sur l’emploi et la structure sociétale est une source de préoccupation importante, compte tenu des progrès récents de la robotique et de l’automatisation.) La crainte que l’IA ne finisse par remplacer l’homme dans la plupart des domaines de la vie remet en question notre sens de l’objectif et de l’identité.

Répondre aux craintes et construire une IA responsable

Bien que ces craintes soient fondées, il est essentiel de se rappeler que l’IA est un outil créé par les humains et pour les humains. L’IA ne possède pas de conscience ni d’émotions ; elle ne fait qu’imiter les processus cognitifs en fonction de sa programmation et des données disponibles.Cette compréhension est essentielle pour dissiper les craintes d’une IA sensible.Pour répondre aux préoccupations en matière de protection de la vie privée, il faut établir des cadres juridiques et éthiques solides pour le traitement des données et la transparence des algorithmes.En outre, le dialogue interdisciplinaire entre les neuroscientifiques, les chercheurs en IA, les éthiciens et les décideurs politiques est essentiel pour gérer les impacts sociétaux de l’IA et minimiser ses risques.

C’est une opportunité

Peu importe le domaine, l’IA permet de simplifier des tâches
complexes et d’alléger certains emplois qui demandent certaines tâches longues
à réaliser que l’on pourrait tout simplement automatiser. Vous pourriez vous
dire “voilà, l’IA va me voler mon travail!” et bien non, l’intelligence
artificielle est très utile en aide mais elle ne doit pas remplacer une fonction

 

Elle est contrôlée

Et oui, l’humain contrôle encore énormément la technologie et ne lui permet pas de se développer d’elle-même, elle a encore besoin de l’aide des humains. De plus, les scientifiques sont conscients des risques liés aux technologies et à l’IA, ils travaillent donc à rendre son développement responsable, et Montréal, la capitale mondiale de l’IA, a même développé une déclaration visant à un développement sécuritaire et responsable de l’intelligence artificielle. Les risques que la déclaration souhaite inhiber sont notamment liés au respect de la vie privée, l’inclusion de la diversité, le développement d’un cadre éthique et d’autres encore.

Sa meilleure alliance se trouve chez l’humain

La technologie et l’IA ont besoin de l’homme pour se développer et pour être utilisées au maximum de leurs capacités. On ne peut donc pas réellement la déshumaniser car elle ne sait pas apprendre seule et, au contraire, l’intelligence humaine n’est pas reproductible par les algorithmes.
Aussi, l’IA est limitée par les données qu’elle a de disponible. Elle est donc restreintes à celles que les humains souhaitent lui donner et cela est extrêmement surveillé aujourd’hui. 

Mettre l’accent sur le concept de l’IA “humaine dans la boucle”, où l’IA assiste les humains plutôt que de les remplacer, peut atténuer les craintes d’obsolescence de l’être humain. Au lieu de considérer l’IA comme un concurrent, nous pouvons la voir comme un collaborateur qui augmente les capacités humaines.

La meilleure chose à faire si vous voulez comprendre davantage l’intelligence artificielle, c’est de vous former pour en apprendre plus sur elle. En bref, n’ayez pas peur de l’IA, parce que les scénarios catastrophes des films de science fiction… Sont tout simplement des scénarios!

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